jeudi 19 avril 2012

PRESENTATION DES POETES DE L'ESPOIR



LES POÈTES DE L’ESPOIR
Retenez bien ce nom qui va bientôt faire boum dans le milieu poétique en Côte d’Ivoire et partout ailleurs de par le monde.
L’association « Les poètes de l’espoir » est née par la volonté de trois  poètes de la Côte d’Ivoire:
1.     L’Adulte Ami Honoraire BERTE Zanga, Ecrivain-Poète-Dramaturge et consultant multidisciplinaire. Il est le Coordonnateur de  l’ONG CERCLE DES AMIS UNIVERSELS DE L’ENFANT (CAMUA),
2.     Constant Ory, Commerçant, Ecrivain-Poète,
3.     Gazé Louho Clovis, Homme de droit, Ecrivain-Poète.
Le trio poétique que constituent ces trois hommes venus d’horizons divers mais unis par la passion de l’écriture soutient que  la poésie est un art majeur qui a de tout temps su marquer  son époque.
Hélas, cet art est en train de sombrer de façon vertigineuse. Il faut le sauver pour donner espoir au monde des humains en proie à de multiples mutations.
Que peut faire un individu face à ces nombreux défis d’ordre multiforme ? Rien. Il s’avère plus que jamais important que nous nous organisions en association pour apporter à l’humanité notre savoir-faire en tablant sur des thèmes tels que l’Amour du prochain, la Paix, la Nature, l’Enfance …et la Réconciliation.
C’est ce qui justifie l’appellation : « Les poètes de l’espoir ».
Bientôt nous sortirons  nos Balafons, Tam-tams, Cora… pour parcourir la planète terre à travers des spectacles de poésie bien enlevés et accompagnés par de beaux airs distillés par la flûte pastorale du fouta jalon.
En attendant, nous invitons chaque internaute  à pénétrer dans l’univers de chacun de nous à travers les trois interviews réalisées par le blog www.lespoetesdelespoir.blogspot.com qui suivent :


A la rencontre de l’Adulte Ami Honoraire BERTE Zanga, le poète de la Paix

BLOG PE: Bonjour, voudriez-vous vous présenter aux internautes?

BERTE Zanga : Bien sûr, avec amabilité. Je suis l’Adulte Ami Honoraire BERTE Zanga, originaire de Tamania un petit village de l’extrême nord de la Côte d’Ivoire dans le département de Tengrela. Je suis dramaturge, auteur d’œuvres de théâtre, de poésie. Aussi, je suis acteur de théâtre et de cinéma.
Mes écrits riment avec la paix, la tolérance, l’amour du prochain…

BLOG PE: Vous avez plusieurs cordes à votre arc. Avant toute chose, les internautes seront heureux de découvrir l’un de vos poèmes.

Berte Zanga : (rires) Tambours de paix.

Donnez-moi des tambours !
Qu’ils soient noirs,
Rouges,
Blancs,
Jaunes…
Peu importe !
Des tambours perlés et souriants,
Qui résonnent et qui raisonnent.
Hier soir, j’ai encore entendu des coups de bottes,
Des cris de détresse,
De déception,
De haine et quoi d’autre ?
Donnez-moi des tambours !
Qu’ils soient Africains,
Américains,
Asiatiques,
Européens ou Océaniques,
Peu importe !
Je veux des tambours parleurs et chanteurs
Des tambours informateurs et unificateurs
Des tambours de vie, des tambours arc-en-ciel.
Donnez-moi des tambours
Dont la couleur est la tolérance.
Qu’ils résonnent l’amitié
Et qu’ils vibrent au rythme de la paix.
Donnez-moi des tambours
Qu’ils soient petits ou grands,
Des tambours arc-en-ciel.
Donnez-moi des tambours
Qui réconcilient le monde avec lui-même et
Qu’à  l’unisson,
Tous nous entonnions le cantique de  l’espoir,
Celui du troisième millénaire.
Donnez-moi des tambours !
Qu’ils conjurent la guerre,
La haine,
La médisance…
L’hypocrisie et
Qu’ils installent la paix et la tolérance pour l’éternité.
Plus jamais ça dans mon pays.
Semons la graine du multiculturalisme
Et faisons de notre pays un havre de paix.
Tambours de paix !
Tambours de réconciliation!

BLOG PE: L’amour entre la poésie et vous date de combien d’années ?

Berte Zanga : J’ai commencé à écrire des poèmes depuis l’année 1982 qui marque la date de décès de mon père. Il n’y avait aucun doute sur ma vulnérabilité. Il allait opérer un choix entre les vices et les bonnes mœurs.Alors, j’ai choisi la poésie.

BLOG PE: A part la poésie, quel autre genre littéraire pratiquez-vous ? Avez-vous publié des livres?
Berte Zanga :En dehors de la poésie, j’écris des pièces de théâtre et aussi des nouvelles. Pour le moment, ce sont des œuvres inédites.Cependant, deux sont en cours d’édition.

BLOG PE: Avant d’être poète, vous avez été aussi lecteur. Peut-on savoir vos auteurs préférés.

Berte Zanga : Joachin Dubelais et Pierre de Ronsard, les poètes qui ont animé de main de maître « la renaissance ».

BLOG PE: Au terme de cet échange, avez-vous un message à donner aux internautes ?

Berte Zanga : Juste dire un grand merci à tous ceux qui marqueront un arrêt pour lire les vers des poètes de l’espoir.
 
A la rencontre de Constant Ory, le poète de la Nature

BLOG PE: Bonjour le poète.Qui êtes-vous?

Constant Ory : Je suis Constant Ory, un enfant des indépendances africaines, puisque né le 21 Octobre 1960 à Abengourou. Je suis originaire de la région d’Agboville, ville située au sud de la Côte d’Ivoire. Mais au-delà de cela, je suis à la fois du Nord, du Sud, de l’Ouest et de l’Est. J’ai eu la chance d’être issu d’une famille où mon père, Ory Diéké Bernard, Greffier en Chef, passait de ville en ville pour exercer son noble métier d’homme de loi au gré des affectations. Ecrivant la poésie en mes temps libres, je suis un adepte de la non-violence et un défenseur de la nature.

BLOG PE: Pouvez-vous nous lire l’un de vos poèmes pour commencer ?

Constant Ory : Volontiers. Récitons-le ensemble.

TU AS ASSEZ BATTU LE TAM-TAM[1]

Tu as assez battu
Le tam-tam
Pour des saisons éphémères
Le tam-tam mélancolique
Sur les pistes verdoyantes
Que solitaire
Tu traverses
Les pistes riantes
De tes doigtés monotones

Tu as assez battu
Le tam-tam
Sous ce soleil
Aux rayons apaisants
Vas-tu toujours
Regarder ce monde
Avec des yeux ensanglantés

Ecoute la voix chantante
De notre grand-mère
Qui t’entoure de ses bras mobiles
Et incolores
Et tu comprendras
Que tu as assez battu
Le tam-tam.

BLOG PE: Depuis combien de temps faites-vous de la poésie ?

Constant Ory : L’amour pour la poésie s’est déclenché en moi en 1983 au Nord de la Côte d’Ivoire, dans la ville de Boundiali aujourd’hui chef lieu de la région de la Bagoué. Mon contact avec le peuple Sénoufo, ce peuple pacifique et humble, m’a donné une nouvelle naissance.

BLOG PE: A part la poésie, quels autre  genre littéraire embrassez-vous? Quels sont vos livres publiés ?

Constant Ory : J’écris des romans, des nouvelles. J’ai même écrit une pièce théâtrale « Une mort si bête » que j’avais proposée à la Troupe Echo Eburnéen de Daoukro par le canal de Jean-Baptiste Eyou à l’époque, mais qui, depuis, est resté au tiroir. Au niveau de l’édition, je fais partie des 26 auteurs de  l’Anthologie des plus beaux poèmes d’amour de la Saint Valentin « TENDRESSE ET PASSION » parue aux Editions L’Encre Bleue de Charles Pemont-Editeur le 18 Février 2012 et du Recueil de nouvelles DE LA NUIT AU JOUR ou la Vie d’une analphabète devenue une femme de renom, sorti aux Editions Edilivre le 13 Avril 2012.

BLOG PE: Quels sont vos auteurs de préférence, en tant que lecteur ?

Constant Ory : Marcel Pagnol, Verlaine, Lamartine, Baudelaire, Victor Hugo, Tolstoï, Gandhi, René Maran … Mais surtout Maran qui a mis dix années à parfaire son chef d’œuvre Batouala, baptisé injustement  le véritable roman nègre, prix Goncourt à son temps !

BLOG PE: Avez-vous un message pour les internautes ?

Constant Ory : Je voudrais inviter tous les internautes à cultiver en eux chaque jour le mot Amour afin de créer entre leurs semblables et eux une parfaite cohabitation. C’est la condition pour que nous vivions dans un monde encore meilleur, loin des coups de canon et de nos envies meurtrières.


A la rencontre de Gaze Louho Clovis, le poète de l’Amour
BLOG PE: Pour les internautes qui veulent en savoir plus sur vous, que pouvez-vous leur dire ?

Gaze Louho Clovis  : Avant de procéder à ma présentation, je voudrais d’abord dire un mot sur le terme poètes de l’espoir qui est non seulement évocateur mais aussi plein de sens… Je comprends par-là un groupe d’individus versés dans l’art poétique et qui permet à ses lecteurs de se fortifier, de s’accoutumer avec les problèmes de la vie. De ne pas abandonner quelle que soit l’ampleur des difficultés qu’ils rencontrent sur leur chemin. L’espoir est le fondement même de l’être humain. Celui qui en manque court droit dans le tombeau. Je suis Gazé Louho Clovis, originaire de Grogbaledou Sous-Préfecture de Fresco. Mes principaux loisirs sont l’écriture et la lecture.

BLOG PE: Comme nous sommes en poésie, dites-leur l’un de tes poèmes.

Gaze Louho Clovis  : Comme il s’agit des poètes de l’espoir, le poème que je voudrais partager avec les internautes a pour titre :



IL NE FAUT JAMAIS DESESPERER

Même si la vie te semble opaque,
Même si elle se complique et te plaque
Et que tes lendemains semblent incertains,
Mon ami, ne te fis jamais à ton cruel destin.

Même si dans tes affaires tu sens un blocage,
Même si tu es le centre des commérages,
Même si dans ta disgrâce, l’on se rit de toi
Mon ami, Arme-toi d’une tangible foi.

Adresse sereinement ta prière à Dieu ;
Car le bonheur est toujours audacieux.
Il ne débarque que si l’on s’en dort
Alors, mon ami, ne te fais donc pas du tort.

Même si le ciel est sans goutte nuage
Et que la pitié t’inspire ton  ouvrage,
Cultive sans discontinuité  la terre
Car tu ne sais pas quand Dieu va te défaire.

BLOG PE: L’amour entre la poésie et vous date de quand ?

Gaze Louho Clovis  : Je fais la poésie depuis 1984. J’ai publié mon premier poème à Fraternité-Matin en 1986 sous le titre LES PLEURS D’UN HANDICAPE.

BLOG PE: Outre la poésie, intéressez-vous à un autre genre littéraire ? Avez-vous publié  des livres ?

Gaze Louho Clovis  : A part la poésie, je fais le roman, la nouvelle, l’essai. J’ai au total six manuscrits ou tapuscrits : UN SEUL JOUR SUFFIT, LE SOLEIL DANS LE CREPUSCULE DU SOIR, UNE FULGURANTE PERCEE, UNE TREPIDANTE VIE, LE GUEULARD, ADIEU MON BOY. Les trois premiers constituent une trilogie puisque le terme central est l’espoir. Les trois autres traitent des problèmes divers. Deux recueils de nouvelles de nouvelles : TROIS JOURS AU SAHEL, LE TEMPS DES ANGOISSES. Trois essais : A LA CASE DE DEPART, REFLEXION SUR L’EDUCATION, LE PORTRAIT DE LA JEUNESSE AFRICAINE DU XXIe SIECLE… Je n’ai pas encore d’œuvres publiées mais qui attendent de l’être puisque les Editions Edilivre ont pour le moment sélectionné deux de mes manuscrits. Il s’agit de : LE SOLEIL DANS LE CREPUSCULE DU SOIR et UNE TREPIDANTE VIE. Le premier est sur le point d’être publié par ladite maison d’édition

BLOG PE: En tant que lecteur, qui sont vos  auteurs de préférence ?

Gaze Louho Clovis  : En général les poètes classiques plus particulièrement : Victor Hugo, Jean de La Fontaine, Alfred de Musset, Baudelaire, Racine, Molière, Pierre de Ronsard. Au niveau ivoirien, ma préférence va vers Bernard B. Dadié, mon père spirituel, Jean Marie Adiaffi, Regina Yaou, et, africain, Ferdinand Oyono, Seydou Badian, Amadou Ampaté Bâ, Olympe Belly Quenum… Ces poètes ont marqué leur temps. La pertinence de leurs plumes plane sur la littérature moderne. Je me suis fait adepte de la poésie classique parce que j’estime  qu’un africain en général et un ivoirien en particulier peut avoir des aptitudes pour créer des merveilles autour de lui.


BLOG PE: Avez-vous un message pour les internautes ?

Gaze Louho Clovis  : Je remercie tous ceux qui ont eu la géniale idée de créer  un club de poésie dans lequel chaque poète connu ou non doit librement exposer ses idées. Je souhaite que ce club aille le plus loin possible pour faire découvrir les jeunes poètes et poétesses qui voudraient bien faire carrière dans la poésie.

             lespoetesdelespoir@gmail.com


[1] Tiré du recueil de poèmes : Un soleil dans tes larmes, lu à l’émission poétique de Radio Fréquence 2 « Une voix dans la nuit » de Mireille N’Doulou Pango en 1994.

2 commentaires:

  1. mon oncle
    brave et courageuse personne;
    homme au coeur à sens unique;
    homme aux yeux si melancolique.
    mon stylo sinistre réecrit tes tonnes
    d'exploits. Je vécu à l'ombre
    de ta poitrine si protectrice;
    et je vis sous ta penombre
    mes reves et ceux de Patrice....

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